• Quoi ?

    Politis et le cabinet SGP  se sont associés pour proposer plusieurs  cycles de formation consacrés à l’économie solidaire, à l’environnement, aux nouveaux médias et aux questions  politiques et sociales.

    Pour qui ?

    Ces stages de huit à dix jours s’adressent à tous, élus, salariés, syndicalistes, responsables associatifs, ou citoyens désireux de mieux comprendre les enjeux de notre temps.

    Qui ?

    Assurées par des journalistes de Politis spécialistes des rubriques concernées, ainsi que par des intervenants reconnus pour leur expertise, ces formations bénéficieront du savoir faire et de l’expérience du cabinet SGP. Stages pris en charge par votre employeur. Tarif spécial pour stagiaires individuels.

    Quand ?

    Les 11,12, 13, 25, 26 février, et les 10, 11 mars 2016

  • Quoi ?

    Politis et le cabinet SGP  se sont associés pour proposer plusieurs  cycles de formation consacrés à l’économie solidaire, à l’environnement, aux nouveaux médias et aux questions  politiques et sociales.

    Pour qui ?

    Ces stages de huit à dix jours s’adressent à tous, élus, salariés, syndicalistes, responsables associatifs, ou citoyens désireux de mieux comprendre les enjeux de notre temps.

    Qui ?

    Assurées par des journalistes de Politis spécialistes des rubriques concernées, ainsi que par des intervenants reconnus pour leur expertise, ces formations bénéficieront du savoir faire et de l’expérience du cabinet SGP. Stages pris en charge par votre employeur. Tarif spécial pour stagiaires individuels.

    Quand ?

    Les 3, 4, 5, 17, 18, 19 mars et 7, 8, 9 avril 2016

PARCOURS #2. De l'environnement, à l'écologie. Mars & Avril 2016

Un parcours de 9 journées de formation proposées par l’hebdomadaire Politis.


Lieu :

Rédaction de Politis au 2 impasse Delaunay 75 011 Paris


Objectifs :

Le domaine que l’on désignait par « environnement » des années 1970 à 1990 s’est considérablement élargi sous l’effet d’une crise globale. La « pollution » d’alors n’est plus qu’un chapitre d’un bouleversement qui touche l’ensemble de la biosphère terrestre. Les atteintes ne sont plus locales (fumées industrielles) mais globales (CO2, extinction des espèces, pollution aux molécules persistantes, etc.), et c’est maintenant l’équilibre vital de la planète qui est menacé, par le dérèglement climatique, la perte de biodiversité, la dégradation des terres arables…

L’écologie est donc devenue politique, à la fois par l’ancrage dans le débat public d’une vision de société (ou civilisationnelle) et par nécessité physique. La crise écologique interpelle les modèles économiques, les modes de vie, les relations internationales, creuse des nouveaux clivages sociaux, suscite l’émergence de pans du droit.

Cette formation s’attachera à montrer l’ampleur de ces enjeux et l’urgence à les traiter au niveau qui s’impose. Important : elle abordera systématiquement les visions alternatives et les solutions crédibles qui sont sur la table pour sortir par le haut de la crise é cologique.


Jour #1 - jeudi 3 mars 2016.   Une philosophie et des enjeux majeurs

MATIN : présentation globale des enjeux
Patrick Piro, journaliste Politis

L’empreinte écologique de l’humanité (ponctions des ressources, pollutions, dégradations, déséquilibre des écosystèmes, etc.) dépasse les capacités de régénérations de la planète. Passage en revue des têtes de chapitre et de leurs articulations : le climat et l’énergie, la biodiversité, les ressources naturelles, les pollutions, l’agriculture et l’alimentation…

APRES-MIDI : l’écologie : d’une philosophie de la nature à la politique
Fabrice Flipo, philosophe

Il s’agira de situera l’écologie au sein de l’histoire des idées, pensée en évolution qui s’est imposée comme un axe majeur des réflexions sur notre civilisation depuis le début du 21ème siècle. Premières prises de consciences, rôle initial des naturalistes et des sciences environnementales, traditions anglo-saxonne et latine, naissance de l’écologie politique et mouvementiste, succès culturel du concept de la décroissance.
Pénétration dans les institutions, comment le ministère de la qualité de la vie est devenu quasi régalien. La montée de la prise de conscience et des mobilisations.

 

 


Jour #2 - vendredi 4 mars 2016.   L’écologie bouscule l'économie

Geneviève Azam, Attac-France

En route vers le mur?
La science économique a « oublié » les externalités naturelles, jusqu’à ce que l’on butte sur les limites des ressources naturelles. Un exemple parmi tant d’autres : l’économie ne fait pas payer le coût des émissions de CO2. Le dogme de la croissance, pilier des économies, alimente une intenable spirale de la surconsommation. Le coût du « laisser-faire », les avantages économiques d’agir « tout de suite » pour juguler la crise climatique (et écologique).

Économie de marché contre régulation

Nouvelle tendance, en économie : donner un coût à la nature et aux « services » qu’elle rend. Efficace ou mirage ? Pour faire payer les externalités climatiques, on tente de donner un coût à la tonne de CO2 émise, par des mécanismes de marché : analyse. Les fausses routes de la « croissance verte » : l’économisme en marche pour imposer ses solutions.

La relocalisation de l’économie : une théorisation écologique

La pensée de la décroissance théorise le repli de l’économisme, pour dépasser la crise par une révision complète des principes dominants. Rapide historique. Analyse d’une refondation écologique de l’économie mondialisée : moins de transports, relocalisation des activités, développement de circuits courts… Quel impact sur l’emploi et la robustesse des territoires ? Nouvelle approche de politiques publiques régionalisées.

 

 


Jour #3 - samedi 5 mars 2016.   Géopolitique de l'écologie

Patrick Piro

La crise écologique saute les frontières et a suscité l’émergence d’un nouveau champ de la géopolitique. La lutte contre le dérèglement climatique impose des accords globaux. Comment résoudre les conflits transnationaux de l’eau ? Responsabilité et bénéfices de la biodiversité : faut-il placer l’Amazonie sous contrôle international ? L’accaparement des terres et la spéculation sur l’alimentation sont aussi des sources de déséquilibre géopolitiques. Derrière la course aux hydrocarbures de l’extrême (Arctique, eaux profondes hors limites territoriales…) fermentent des conflits internationaux.

 


Jour #4 - jeudi 17 mars 2016.   Climat et énergie, enjeu majeur du 21ème siècle

Benjamin Dessus, économiste, président Global Chance

MATIN : la dérive climatique au sommet des agendas

La dérive climatique est aujourd’hui très largement admise. Le point sur la science climatique, les bouleversements (températures, précipitations, glaciers, océans, etc.), les impacts socio-économiques. Où en sont les négociations internationales sur le climat ? Que se prépara-t-il fin 2015 pour le sommet COP 21 à Paris ? 

 

APRES-MIDI: le système énergétique mondial dans l’impasse

Raréfaction des énergies fossiles, émissions de CO2, risques géopolitiques : la fin de l’ère du pétrole se profile. Faut-il miser sur le nucléaire ? Peut-on simplement changer d’énergie ? Les énergies renouvelables peuvent-elles nous sauver la mise ? Impasses et réflexions sur les solutions possibles. 

 


Jour #5 - vendredi 18 mars 2016.   Transition énergétique et agriculture de demain

MATIN : la transition énergétique

Thierry Salomon, énergéticien, Négawatts

C’est une terminologie rapidement devenue à la mode. Derrière les mots, la géométrie variable : qu’entend-on par transition énergétique ? L’exemple allemand : positif ou repoussoir ? Analyse de la loi française. Développement sur les approches les plus poussées : Global chance, Négawatts 

 

APRES-MIDI : l’alimentation

Marc Dufumier, agronome, ex-AgroParistech

Les systèmes agricoles productivistes, issus de l’industrialisation et de la « Révolution verte », affectent gravement les milieux : appauvrissement des terres, de la diversité cultivée et naturelle, ponction de l’eau, pollutions chimiques. De plus, ils sont devenus des contributeurs importants à l’augmentation de l’effet de serre (méthane, CO2). Les réflexions incluent aujourd’hui le rôle de régimes alimentaires très carnés, qui motivent une croissance continue de l’élevage, secteur agricole dont l’impact écologique est le plus fort. 

 


Jour #6 - samedi 19 mars 2016.   La biodiversité et les ressources menacées

Jean-Stéphane Devisse, Directeur des programmes, WWF-France

La ponction des ressources naturelles s’accélère. Eau douce, terres arables, minerais, etc. : les activités humaines prélèvent les ressources à un rythme qui dépasse largement la capacité des écosystèmes à les renouveler. La dégradation et les pollutions menace l’équilibre des forêts, des zones humides, des littoraux, etc., alors que l’érosion de la biodiversité n’a jamais été aussi préoccupante. 

 


Jour #7 - jeudi 7 avril 2016.   Sortir du cul de sac des déchets, des avancées juridiques

MATIN : les déchets

Delphine Lévi Alvarès, Zero Waste France

La production de milliards de tonnes de déchets par an, en croissance constante, n’est pas qu’un problème de pollution, il traduit un dysfonctionnement profond de notre société de surconsommation : ces montagnes de déchets sont de plus en plus coûteuses à traiter, elles gaspillent des matières premières dont certaines se raréfient, elles génèrent des problèmes de santé (surtout dans le Sud où nous exportons les plus dangereux des rebus). Comment sortir de l’impasse ? 

 

APRES-MIDI : les avancées juridiques

Arnaud Gossement, avocat, cabinet Lepage

De la Charte de l’environnement aux tentatives de définir un « crime écologique », de l’Amoco Cadiz à l’Erika, du préjudice économique au préjudice écologique, la défense des intérêts des générations futures : où en est le droit environnemental, (international, national), à quoi servent les grandes conventions multilatérale ? 

 


Jour #8 - vendredi 8 avril 2016.   L’écologie, une question sociale et sanitaire

MATIN : la crise écologique, l’un des nouveaux marqueurs des injustices sociales.
Patrick Piro
Elle affecte d’abord les populations les plus démunies : exposition aux pollutions, précarité énergétique, lutte pour les ressources naturelles (expulsion de petits paysans, etc.) Un meilleur environnement profitera donc aux plus modestes. Approche France et monde.
APRES-MIDI : la préservation de la biosphère, grand gisement d’emplois pour demain.
André Cicolella, toxicologue, Ineris
Dont une certaine part n’est pas délocalisable (rénovation thermique, agriculture, énergies renouvelables, etc.). Quels sont les métiers pour aujourd’hui et demain dans le domaine de l’écologie ? Quelles mutations attendre d’une transition écologique dans le monde du travail ?


Jour #9 - samedi 9 avril 2016.   Voyage d’étude à Loos-en-Gohelle

En partenariat avec la municipalité de Loos-en-Gohelle

La ville de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) est un laboratoire d’initiatives écologiques (énergie, agriculture, social, biodiversité, etc.), sous l’impulsion de Jean-François Caron (EELV), maire depuis 2001, et dans un contexte marqué par les pollutions (ancien sites de mines) et socialement défavorisé.